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samedi 28 mars 2015

“The truth is what I make it. I could set this world on fire and call it rain.”



Red Queen est le premier tome d'une nouvelle trilogie qui prend place dans un monde où le pouvoir est entre les mains des "Silvers" qui possèdent des pouvoirs surhumains, vivant dans le luxe alors que les "Red", simples humains dénués de pouvoirs, les servent. Notre héroïne, Mare, est "Red". Sa famille est pauvre, ses frères sont sur le champ de bataille et bientôt Kilorn, son meilleur ami, devra s'y rendre aussi. En tentant d'aider son ami, elle découvre qu'elle possède des pouvoirs qui font d'elle une anomalie et la mettent donc en danger. "Red" parmi les "Silvers" elle devra donc tenter de survivre en dissimulant ses secrets ...



                       Red Queen est un récit qui mélange dystopie et paranormal. J'ai vraiment passé un excellent moment de lecture : les actions s'enchaînent vite, le contexte politique du monde inventé par Victoria Aveyard est simple mais intéressant. Les éléments de dystopie sont classiques mais plutôt bien amenés et le principe du sang argenté qui s'opposerait au sang rouge m'a plu. De plus, le style de l'auteure est simple mais percutant, renforçant le côté addictif du roman.
                       J'ai adoré les personnages : Mare est une héroïne forte, drôle, modeste qui représente tout ce que j'apprécie dans un personnage féminin. Maven et Cal m'ont aussi beaucoup plu, chacun pour différentes raisons. Je suis vraiment fan de la romance dans ce livre et je pense que c'est très bien qu'elle ne prenne pas une place trop importante dans le récit. Quant à l'intrigue, tout ce que je peux dire c'est que les retournements de situation m'ont laissée sans voix, il y a certaines choses auxquelles je m'attendais mais d'autres m'ont prise de court ! La fin est vraiment réussie d'ailleurs et donne envie de lire la suite qui, hélas, sortira dans un an.
                        Je dirais donc pour finir que si Red Queen n'a rien de révolutionnaire, il n'en reste pas moins un excellent divertissement : prenant, déroutant, passionnant. Les personnages me manquent déjà et je conseille ce roman, qui n'apporte peut-être pas grand chose de neuf mais qui m'a quand même emportée.


Le livre est sorti en français chez La Martinière Jeunesse. 


   

Note : 4/5



Red Queen, tome 1 de Victoria Aveyard. Publié chez Harper Teen. 383 pages. 2015.



lundi 16 mars 2015

“The thing I realize is, that it's not what you take, it's what you leave.”





EDIT : septembre 2015 : 

6 mois après avoir terminé ce livre, les larmes des dernières pages sont loin et j'ai enfin assez de recul pour juger ce livre pour ce qu'il est : un roman divertissant mais qui aborde le sujet de la dépression et du suicide d'une manière inadmissible. Souffrir de dépression, vouloir mourir ne devrait pas être peint de façon romantique (je ne parle pas de la romance mais de la façon dont les crises de Finch sont décrites.) Les intentions de Jennifer Niven sont à louer bien-sûr mais le résultat, bien que plaisant sur le moment, m'a laissé un goût horriblement amer depuis. Bien-sûr vous aimez ce livre, vous avez tout à fait le droit et j'en suis contente pour vous.

Nouvelle note : 1,75/5 


All the bright places est un roman dont j'avais entendu énormément de bien sur les blogs/chaînes Youtube anglophones. Ce roman aborde le sujet délicat du deuil et de la dépression. Ecrire un roman sur la maladie mentale chez les adolescents est quelque chose de très difficile puisqu'il est facile de tomber dans les clichés. All the bright places parvient à y échapper la plupart du temps.



                   Violet n'est plus que l'ombre d'elle-même depuis que sa soeur est morte dans l'accident de voiture auquel elle a survécu. Finch lui est un adolescent spécial : tour à tour jovial et compréhensif puis torturé et renfermé sur lui-même. Il fait cependant tout pour rester "éveillé" comme il dit, ne pas sombrer dans ses humeurs qui désorganisent toute son existence et auxquelles il a plus ou moins appris à faire face. Un jour, alors que les deux se rendent à la tour de l'horloge de leur lycée - lui parce qu'il se demande ce que ça ferait de sauter, elle parce qu'elle se sent totalement perdue - ils vont se rencontrer et entamer une relation qui va les changer tous les deux. Alors que dire de ce roman ? J'ai vraiment beaucoup aimé même si certains aspects du livre m'ont un peu refroidie. Commençons par les personnages :


- Violet : j'ai appris à l'aimer au fil des pages, à m'habituer à sa personnalité : à sa fragilité, sa fougue, son intelligence ...  Pas grand chose à dire en somme sinon que je l'ai aimée.

- Finch en revanche : disons que ça a été plus compliqué ... Il me rappelait trop moi à certains moments mais dès que j'arrivais à m'identifier à lui, il faisait ou disait des choses qui me détachaient de lui. J'étais constamment dans le doute concernant mon attachement envers ce personnage. Finch, personnage réussi ou pas ? Intéressant sans aucun doute. Mais présenté comme omniscient et omnipotent : Finch sait tout, Finch peut tout faire ... sauf se sauver de ses propres démons. Un peu trop facile non ? J'aurais aimé que ses faiblesses, ses défauts ne se limitent pas à sa maladie mentale tout simplement parce que je n'ai pas trouvé ça crédible. Les dialogues sont assez représentatifs de ça, je trouve : Finch est un génie incompris un peu bizarre, capable de parler pendant des heures de la galaxie en termes scientifiques. Mmh crédible ? Pas vraiment.



                     Mis à part ces quelques éléments qui m'ont dérangée et m'ont empêchée d'adorer totalement ce roman,  j'ai passé un très bon moment de lecture. Le style de Jennifer Niven est très beau : à la fois simple, percutant et poétique. L'auteur soulève des questions essentielles, des thèmes cruciaux : peut-on aider les gens qu'on aime malgré eux ? Même lorsqu'ils se trouvent ravagés par leur propre esprit ? Le suicide peut-il être une solution valide ? Il y a aussi une jolie romance pas très affolante non plus mais qui évite la plupart du temps de tomber dans le niais, ce qui la rend très agréable à suivre. J'ai encore des passages du livre qui tournent en boucle dans mon esprit, des passages sublimes qui ont parsemé un récit un peu inégal mais dont la fin touchante m'a conquise et énormément émue. Je dois quand même dire que je trouve que ce roman est le genre de livres qui -sûrement malgré lui, c'est vrai- a tendance à glamoriser la maladie mentale et le suicide. Ce roman est resté un divertissement du début à la fin, je n'ai pas pu rentrer complètement dans le récit tout simplement parce que j'étais conscience que le traitement de ces sujets graves était amené d'une façon romantique qui m'a déplu. C'est pour ça que même si j'ai dit plus haut que ce roman m'avait émue et intéressée, je ne le conseillerais pas à cause de la manière dont l'auteur a dépeint la maladie mentale de Finch.






Le livre n'est pas encore sorti en France et une sortie française n'a pas encore été annoncée mais étant donné le succès du roman, (un film est déjà prévu avec Elle Fanning !) je pense qu'on peut espérer une sortie V.F cette année !



Note : 3,5/5



All the bright places de Jennifer Niven publié aux Editions Knopf. 2015. 384 pages.







Dracula est un vampire flippant, vous avez pas idée






J'avais toujours été curieuse de découvrir ce roman de Bram Stoker dont le personnage du même nom a fait tant parler, restant dans la légende comme le vampire le plus connu de tous les temps. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçue !



               Dracula est un roman essentiellement épistolaire -composé de lettres envoyées par les différents personnages- mais il incorpore également des extraits de journaux intimes de ces mêmes personnages qui nous livrent leurs états d'âmes et nous font ainsi parvenir l'avancement de l'intrigue en cours. Le roman commence avec Jonathan Harker qui se rend en Transylvanie chez le conte Dracula car dans le cadre de son travail, il est chargé d'aider ce dernier à préparer son arrivée imminente à Londres. Derrière les manières courtoises du conte, Jonathan remarque vite l'étrangeté du personnage et du lieu dans lequel il va être prisonnier. Parallèlement à cela, Mina, la fiancée de Jonathan attend son retour à Londres. Elle est la plus proche amie de Lucy, jeune femme aux multiples prétendants mais dont la santé se dégrade de jour en jour. Cela aurait-il un rapport avec Dracula ?


               J'ai vraiment apprécié cette lecture. C'était vraiment amusant et excitant de découvrir le personnage de Dracula dans l'oeuvre originale, de le comparer avec toutes les autres figures de vampire que je connais. Je dois dire que je trouve que cette oeuvre publiée en 1897 n'a pas trop vieilli et Dracula reste un personnage fascinant et effrayant. J'ai d'abord été déconcertée par les multiples points de vue car je m'attendais à suivre l'histoire de Jonathan tout le long du roman et j'ai mis un peu de temps à me faire aux différentes voix narratives (surtout que je ne lis pas énormément de romans épistolaires) mais quand je me suis habituée, je me suis laissée porter par le récit et ce fut fort agréable, ma foi :p  Le style de Bram Stoker m'a plutôt plu surtout dans la description des paysages qu'il fait très bien je trouve, l'écriture est souvent maniérée cependant, un peu vieillie. Quant au rythme, il est un peu lent c'est vrai mais l'intrigue est bien menée donc je n'en ai pas vraiment tenu rigueur.


               Un autre point que je trouve intéressant de soulever dans Dracula est la place de la femme dans le récit. Cependant cette question mériterait une discussion plus approfondie tant le sujet est intéressant : la femme est la plupart du temps représentée comme une victime même si elle peut devenir à son tour prédatrice et tentatrice. Si ses forces sont soulignées notamment par le personnage de Mina et l'intelligence dont elle fait preuve, la femme est une sorte de créature faible et dépendante de l'homme  qui se doit de sauver cette pauvre âme sans défense ... (j'exagère à peine !) En soi, cela ne m'a pas trop dérangé puisque le récit reflète les moeurs de l'époque dans laquelle vivait Stoker, mais j'avoue avoir levé les yeux au ciel à de nombreuses reprises.


J'ai donc trouvé que Dracula était une lecture très enrichissante, bien écrite et qui présentait une image du vampire intéressante. Si vous aimez la littérature gothique ou êtes intéressés par les vampires, Dracula est une lecture incontournable ! 



Note : 4/5



Dracula de Bram Stoker publié aux éditions Babel. (édition de 1997) Publication originale : 1897. 603 pages. 

mardi 3 mars 2015

“It was surprising that you could spend hours in the middle of the night pretending things were okay, and know in thirty seconds of daylight that simply wasn't so”




J'ai lu Gone girl cet été qui m'avait énormément intriguée et bien plu au final même s'il m'avait un peu mis mal à l'aise. J'ai continué mon exploration des oeuvres de Gillian Flynn avec son deuxième roman (Gone Girl est son plus récent) Les Lieux sombres. Libby Day a perdu sa mère et ses deux soeurs qui ont été assassinées. Une vingtaine d'années après les meurtres, un groupe de personnes passionnées par l'affaire la contacte : petite, elle avait accusé son frère Ben qui est maintenant en prison mais est-elle vraiment sûre qu'il a commis les crimes ? Libby va devoir enquêter et se remémorer des souvenirs qu'elle avait voulu garder enfouis.   




                      Ce roman alterne chapitres sur le présent avec l'enquête de Libby et chapitres flashbacks  qui raconte le déroulement de la journée fatidique qui s'était terminée par le meurtre des membres de la famille de Libby. C'est un roman extrêmement intéressant mais très glauque. De nombreux sujets dérangeants sont abordés : la pédophilie, le satanisme (massacres d'animaux et cérémonies louches) et de manière plus générale, Flynn représente d'une façon assez brutale ce que l'être humain peut avoir de plus laid. Comme en lisant Gone girl, le mystère autour des personnages m'a poussée à tourner les pages frénétiquement. Mais comme en lisant Gone girl, je n'en ressors pas si impressionnée que ça.


                       Que cela soit clair, j'ai trouvé que le style de Gillian Flynn était très bon, encore meilleur que dans Gone girl. Peut-être parce que l'intrigue prêtait à des considérations sur la famille qui m'ont plus intéressée que celles amenées par l'intrigue de Gone girl ? Je ne sais pas, en tout cas je salue le talent de cette auteur qui a un vrai talent d'écrivain. Mais que c'est sombre ! Bien-sûr il ne peut pas en être autrement étant donné le sujet traité mais j'aurais aimé m'attacher un peu aux personnages, ce qui aurait sûrement adouci le récit. Je regrette également le dénouement de l'intrigue qui me laisse un peu mitigée : la révélation de ce qui s'est passé cette soirée là me parait un peu bancale, pas aussi intelligente que ce que j'avais espéré. Cependant, j'ai trouvé le récit maîtrisé, divertissant, intriguant et soulevant des thèmes poignants. Alors oui, je pense que c'est une lecture à conseiller pour les amateurs du genre. (Ames sensibles s'abstenir par contre)



Note : 3/5



Les Lieux Sombres de Gillian Flynn publié chez Sonatine. 2010. 482 pages.





“There's always another secret."













L'empire Ultime est le premier tome d'une trilogie fantasy écrite par Brandon Sanderson et c'est probablement un des romans les plus captivants que j'ai jamais lus ! On suit deux personnages principaux: Kelsier et Vin qui vivent dans un monde où le "Seigneur-maître" règne. C'est un univers où ne pas être noble signifie souvent être esclave. Kelsier a envie de renverser ce système mais il sait qu'il ne pourra pas y arriver seul : il se met donc en tête de former une bande et demande alors à la jeune Vin -qui appartient à un groupe de brigands- de le rejoindre car tout comme lui, elle possède des pouvoirs qui pourraient aider la rébellion. 


                            J'ai trouvé ce premier tome absolument génial. L'univers décrit par l'auteur est riche, complexe tout en étant facile à visualiser. Dès le prologue (un des meilleurs prologues que j'ai lus !) je me suis passionnée pour ce roman et pour ces personnages. L'intrigue est très bien menée, les 900 pages (en version poche) permettent un bon développement de celle-ci, installant le lecteur dans l'univers de la trilogie sans pour étant manquer d'action. Ainsi, les scènes d'action foisonnent et sont l'occasion pour l'auteur de présenter un système de magie unique qui consiste à l'ingestion de différents métaux. J'ai trouvé l'idée très originale et j'ai aimé la façon dont Brandon Sanderson présentait les possibilités ET limites de ce pouvoir. En outre, si l'action se déroule la plupart du temps dans la capitale du royaume, je me suis complètement immergée dans l'univers présenté et j'ai hâte de découvrir d'autres lieux ! Pour revenir sur l'intrigue, je dois dire que j'ai été plus d'une fois surprise par certaines révélations où événements dont un en particulier qui m'a laissée sans voix.

                           Quant aux personnages, c'est sans aucun doute un autre point fort du roman : Kelsier est un homme charismatique mais il n'est en aucun cas parfait : c'est un homme qui cache derrière son sourire amertume et rancune. Vin, elle, est méfiante car blessée par les expériences pénibles qu'elle a dû vivre et j'ai adoré suivre son parcours, la voir grandir, la voir découvrir l'amitié et la confiance : c'est une héroïne à la fois forte et fragile et son développement au fil des chapitres a été très bien exécuté. Mais mis à part ces deux personnages principaux, on en rencontre d'autres et je dois dire que les scènes où la bande de Kelsier étaient au complet m'ont comblée : j'ai adoré leur dynamique de groupe et toutes leurs interactions !
                           
                           Pour finir, je pense qu'un des aspects les plus plaisants de cette lecture, c'est le sentiment d'avoir encore énormément à découvrir de ce monde : ce tome 1 finit sur une note satisfaisante et pourtant il reste tellement d'éléments à approfondir, tellement de pistes à suivre ... Le monde créé par Brandon Sanderson est tellement riche et immersif que j'ai l'impression de n'avoir eu qu'un excellent avant-goût de ce que cette trilogie a à raconter.



Un immense coup de coeur, une lecture que je conseille à tous, amateurs de fantasy ou pas. Excellent. 




Note : 6/5 




Fils des Brumes, tome 1 : l'Empire Ultime de Brandon Sanderson. Publié chez Le livre de poche. (Orbit) 2013 pour l'édition lue. 928 pages. (qui se lisent bien trop vite)