Je veux être au courant des supers reviews de la super fée Ryalle !

samedi 28 février 2015

“Last night I dreamt I went to Manderley again.”



                    Rebecca, publié en 1938, raconte l'histoire d'une jeune dame de compagnie qui rencontre un noble à Monte-Carlo, Maxime, qui n'est autre que le maître de maison du domaine de Manderley. La jeune femme a déjà entendu parler de Manderley bien-sûr mais lorsqu'elle interroge Maxime, ce dernier se ferme. Et pour cause, il vient de perdre sa femme Rebecca et souhaite oublier tous les souvenirs liés à cette tragédie. Cependant, après avoir demandé à notre héroïne de l'épouser, ils retournent ensemble à Manderley, Manderley où le souvenir de Rebecca se rappelle sans cesse à eux ...
                   Rebecca est un roman absolument charmant : les personnages, les paysages décrits le sont, ainsi que le style de l'auteur. Il n'y a pas grand chose que je pourrais reprocher à ce roman personnellement. J'ai aimé la façon dont le personnage de Rebecca emplissait tous les lieux décrits, j'ai aimé la façon dont l'auteur lui attribuait une présence dans son roman. J'ai aimé les personnages : l'héroïne (dont on ne connaitra jamais le prénom) est pourtant naive et empotée au début mais la voir grandir au fil des pages est agréable. Mais les deux personnages qui m'ont le plus intéressée ont été Maxime et Madame Danvers : Maxime par son mutisme et le mystère autour de sa personne, Madame Danvers pour sa froideur et le danger qui émanait d'elle.
                      L'intrigue est bien menée, j'avoue avoir été surprise par certaines révélations même si je m'attendais globalement à la fin. J'ai été sensible aux descriptions de Manderley : aussi bien à celles du domaine que celles de la vie quotidienne au château. Ces descriptions ont servi le mystère qui émanait du livre et donnent au roman son charme et son atmosphère si particuliers, rendus également très bien par l'adaptation du roman par Hitchcock. En outre, j'ai adoré la façon dont l'auteure évoquait les sentiments de nostalgie et perte, de manière très douce et subtile.
                      Pour finir, je dirais que Rebecca n'est en aucun cas exempt de défauts : le style est appréciable mais parfois maniéré surtout dans les dialogues mais Delphine du Maurier a réussi à créer une oeuvre puissante qui m'a énormément plu.



Note : 4/5 


Rebecca de Delphine du Maurier publié au livre de poche. Edition de 2013. 448 pages. 

mardi 24 février 2015

clockwork angel




                     Ce roman est le premier tome d'une trilogie prequel dérivée de la série "The Mortal Instruments." L'univers reste donc le même que dans la série phare de Cassandra Clare : chasseurs de la nuits et autres créatures obscures sont de la partie mais l'action se déroule plus d'un siècle avant, dans le Londres victorien de 1878.


           J'aime bien les romans de Cassandra Clare : ils n'ont jamais rien de transcendant, les personnages m'agacent souvent mais je passe toujours un agréable moment de lecture. Le premier tome de cette trilogie n'a pas fait exception et m'a bien divertie. On suit Tessa qui après avoir été kidnappée par d'étranges soeurs, se découvre des pouvoirs qu'elle n'avait jamais soupçonnés. Après être secourue par un certain Will Herondale, elle découvre l'univers fascinant des Chasseurs d'ombres. Ce premier tome met en place l'univers et l'intrigue de cette trilogie, univers qu'on connait déjà en partie si comme moi on a commencé "The Mortal Instruments" (qui est la série de livres dont l'intrigue se déroule dans les années 2000.)

           L'univers est plutôt riche et maîtrisé par l'auteure même si je ne le trouve pas follement intéressant. J'ai toutefois bien apprécié les différents personnages introduits dans ce premier tome que j'ai davantage préférés à ceux de "The Mortal Instruments"auxquels je ne suis pas du tout attachée : Tessa est une adolescente plutôt mûre même si elle peut être empotée par moments et Will et Jem m'ont vraiment plu. En outre, le récit est prenant même si l'action n'est pas omniprésente; je ne me suis pas ennuyée un seul instant et ai découvert avec plaisir ce Londres alternatif présenté par Clare. Toutefois, si son style d'écriture m'a semblé meilleur que dans ses romans précédents, je ne suis toujours pas convaincue par son talent d'écrivain même si son imagination débordante ne peut pas être ignorée.

          J'ai été surprise plus d'une fois par le tournant pris par les événements et la fin m'a enchantée : j'attend maintenant avec impatience de découvrir le second tome et les révélations qu'il apportera sur le passé de certains personnages et sur leur avenir. Même si j'ai parfois ressenti que ce premier tome n'était qu'une version différente du premier tome de l'autre série de Cassandra Clare -une version qui se déroulerait dans un cadre spatio-temporel différent et avec de nouveaux personnages- je n'ai pas boudé mon plaisir et lirai la suite de cette trilogie.



Note : 4/5



La Cité des Ténèbres Les Origines, tome 1 : l'Ange mécanique de Cassandra Clare publié chez Pocket jeunesse. 2012. 536 pages.

mardi 17 février 2015

Parlons théâtre




Je ne suis pas une grande lectrice de pièces de théâtre mais mes études de lettres me permettent de pouvoir découvrir de temps à autre des oeuvres de ce genre littéraire. Voici un exemple de trois d'entres elles lues récemment. 


                 Les fourberies de Scapin est sans aucun doute la plus célèbre des trois pièces. Ecrite par Molière, elle fut publiée en 1662. C'est une comédie en prose typique de ce pour quoi Molière est connu. C'est une pièce qui parle de mariages arrangés, de serviteurs effrontés et qui s'appuie sur les ressorts traditionnels du comique moliéresque. J'ai apprécié cette pièce mais ce n'est clairement pas la meilleure de Molière selon moi, j'aurais tendance à conseille Dom Juan ou L'avare que j'ai préférées. Cela n'en reste pas moins une lecture drôle, divertissante et évidemment bien écrite.

3/5


                 Arlequin serviteur de deux maîtres, écrite par Goldoni et publié en 1753 est une comédie qui reprend les codes traditionnels de la Commedia Dellarte. Je l'ai beaucoup aimée et je l'ai lue d'une traite. Goldoni maîtrise parfaitement l'art du quiproquo et j'ai ri plus d'une fois devant les situations impossibles dans lesquelles se mettait le valet Arlequin. Je conseille donc cette pièce pour tous les amateurs de théâtre et de comédie.

4/5


                 L'incorruptible, publiée en 1922, est l'oeuvre la plus connue du dramaturge autrichien Hofmannsthal. Comme les deux autres pièces précédemment évoquées, elle traite des relations entre maîtres et serviteurs. Ici, Théodore, ancien valet se met dans la tête d'assurer la bonne conduite de son ancien maître en s'assurant de faire fuir les maîtresses de ce dernier. J'ai également aimé cette pièce bien qu'elle soit différente de celle de Goldoni et de Molière. C'est une comédie moins traditionnelle mais qui reprend toutefois des codes connus des lecteurs du genre. Moins drôle qu'Arlequin serviteur de deux maîtres, elle n'en demeure pas moins tout aussi passionnante et offre une vision intéressante de la relation maître/serviteur qui pousse à la réflexion. A lire !

4/5




Les fourberies de Scapin de Molière. Edition de Larousse (1988)

Arlequin serviteur de deux maîtres de Goldoni (qu'on peut également trouver sous le nom "Arlequin valet de deux maîtres"). Edition bilingue Flammarion (1996)

L'incorruptible d'Hofmannsthal. Edition de L'Arche. 1997.



jeudi 5 février 2015

“When it's right, it's simple.”




                              Lola and the boy next door est le tome compagnon à la trilogie de Stephenie Perkins, succédant ainsi à Anna and the french kiss que j'avais lu l'année dernière et qui avait été un réel coup de coeur. Ce roman se concentre donc sur un nouveau personnage principal : Lola qui vit avec ses deux papas à San Francisco. Lola est un personnage haut en couleur qui s'habille de manière extravagante et a une vraie passion pour la mode ou plutôt comme elle dit : pour les "costumes" Un jour cependant, son ancien voisin Cricket revient, faisant resurgir des souvenirs qu'elle aurait préféré oublier et une attirance qu'elle avait cru enfouie ...
                           
                             Vous l'aurez compris, ce roman ne se démarque pas par son originalité : l'intrigue est classique, vue et revue et si je l'ai beaucoup moins aimé que Anna and the french kiss,  je dois avouer que la magie a tout de même fonctionné une nouvelle fois. Lola est un personnage radicalement différent de Anna. Elle m'a paru attachante à certains moment mais je dois dire qu'elle m'a souvent agacée : Lola est bornée, puérile, parfois superficielle ... Cela participe a faire d'elle un personnage profondément humain, certes, mais a aussi diminué mon plaisir de lecture : combien de fois ai-je levé les yeux au ciel pendant ma lecture ? Un nombre incalculable de fois. Mais Lola n'en demeure pas moins une adolescente passionnée, amusante, originale et ces traits de sa personnalité ont su me toucher.
                               L'histoire d'amour est très mignonne, la naissance d'un premier amour est encore fois dépeinte de façon charmante même si on échappe pas à la guimauve et aux clichés du genre. Quant aux personnages secondaires, ils sont pour moi une des forces du romans : la situation familiale particulière de Lola tient une grande place dans le roman et j'ai trouvé que les thèmes abordés étaient rafraichissants. J'ai également été ravie de revoir certains personnages rencontrés dans le tome précédent (Etienne !!!!!) Lola and the boy next door est donc un roman addictif qui se dévore et qui m'a fait passer un moment agréable même s'il n'est en aucun cas parfait.


 Ce n'est donc pas un coup de coeur cette fois car les rues de San Francisco ne m'ont pas autant charmée que celles de Paris que je connais bien, mais ce roman n'en reste pas moins une lecture légère très divertissante, qui m'a démontré une nouvelle fois le talent de Stephanie Perkins. 


Le livre est aussi sorti en français il y a quelques semaines !



Note sur Goodreads : 4/5



Lola and the boy next door de Stephanie Perkins. Dutton Editions. 2011. 384 pages.