Je veux être au courant des supers reviews de la super fée Ryalle !

mardi 25 novembre 2014

Le Pays Lointain





Le pays lointain est la dernière pièce écrite par Jean-Luc Lagarce, peu avant son décès en 1995. Le protagoniste principal, Louis, rend visite à sa famille, aux êtres qui ont marqué son existence car il sait qu'il va bientôt mourir et veut donc faire le point. Va alors être dit ce qui doit être dit avant son départ : les vieilles rancoeurs, les regrets, les derniers aveux ... 



                   J'ai beaucoup aimé cette pièce de théâtre. Il y a quelque chose dans l'écriture de Lagarce qui m'a immédiatement plu, il a en effet un style peu commun qui lui est propre et qui consiste en jeux de répétitions et de parenthèses dans un travail stylistique sur le sens des mots. Si je me suis parfois perdue, j'ai globalement adhéré à cette histoire et à la manière dont Lagarce l'a racontée, en mettant en scène Louis et ses proches. J'ai apprécié les réflexions sur la relation entre les gens, sur la valeur des ces relations, sur ce qu'elles représentent ... Il y avait quelque chose de touchant à voir Louis faire le bilan de son existence, conscient qu'elle s'achèverait bientôt, mais de terrifiant aussi. Si certains passages m'ont un peu rebutée (notamment les passages où trop de personnages interagissaient), j'ai été sensible à certaines scènes absolument sublimes, notamment le monologue de Suzanne, qui est d'ailleurs le personnage qui m'a semblé le plus intéressant ! Si vous aimez le théâtre contemporain et que vous recherchez les oeuvres d'un auteur qui travaille les mots dans un style absolument unique, je vous conseille le théâtre de Lagarce ! 



Note sur Goodreads : 3,5/5



Le pays lointain de Jean-Luc Lagarce publié chez Les Solitaires Intempestifs. 148 pages. 1995.

dimanche 23 novembre 2014

“Cruelty isn't a personality trait. Cruelty is a habit.”




                     La 5 ème vague est un roman S.F young-adult qui m'intriguait énormément. Le concept m'a en effet immédiatement interpellée puisqu'il traite d'une invasion extraterrestre qui aurait décimé la population mondiale, vague après vague, chaque vague étant pire que la précédente et représentant une nouvelle menace pour les survivants. Dans ce roman, nous suivons plusieurs personnages qui ont chacun droit à leurs propres parties. Le premier point de vue est celui de Cassie, adolescente solitaire prête à tout pour retrouver son petit frère qui lui a été arraché et dont elle ignore le sort. Son récit va alors alterner entre flashbacks expliquant sa situation actuelle et passages dans le présent traitant de sa situation. Je vous laisse découvrir par vous-mêmes les autres points de vue qui vont finir par s'imbriquer avec celui de Cassie.
                   Le concept m'a immédiatement intéressée comme je l'ai dit plus haut mais je dois dire que le style de Rick Yancey ne m'a pas vraiment emballée au début. Je ne m'attendais pas vraiment à la vulgarité de l'héroïne et il m'a fallu un moment pour m'y habituer et enfin apprécier le style d'écriture. J'ai donc eu un peu de mal au début et ai donc été agréablement surprise de constater la multiplicité des points de vue qui ont évité que mon agacement initial envers Cassie ne me gâche ma lecture. De plus, ces différents points de vue sont divisés en de nombreuses parties, ce qui dynamise le récit.
                 J'ai été étonnée de la gravité du récit, n'épargnant pas le lecteur. C'est sombre, désespéré mais j'ai trouvé cela intéressant puisque cela a permis d'intensifier l'intrigue. Quant au style de Yancey, même s'il m'a fallu du temps pour m' y habituer, j'ai trouvé que son écriture n'était pas désagréable et certains passages étaient même très beaux.
                 Comme je l'ai dit, le début ne m'a pas tout de suite emballée mais dès que j'ai dépassé la première centaine de pages, il m'a été impossible de lâcher le roman tant le récit était addictif, il me fallait absolument connaître l'issue des événements, et je dois dire que j'ai beaucoup aimé la fin ! Cependant, je dois émettre une réserve sur les personnages qui ne m'ont pas tous plus et dont le développement ne m'a pas convaincue : Cassie est une héroïne forte, indépendante et parfois touchante mais qui n'a jamais vraiment réussi à devenir sympathique à mes yeux. Quant à Ben, son histoire était très intéressante mais il m'a paru arrogant. Je suis donc déçue de ne pas m'être attachée aux personnages de La 5 ème vague mais j'espère que cet aspect me convaincra davantage dans le tome 2 ! Un roman que je conseille néanmoins !



Note sur Goodreads : 4/5



La 5 ème vague de Rick Yancey publié chez Robert Laffont, coll. R. 2013. 592 pages.

dimanche 2 novembre 2014

“We cling to our fairy tales until the price for believing in them becomes too high.”


J'ai choisi de sortir Miss Peregrine et les enfants particuliers de ma PAL* à l'occasion d'Halloween. Si ce livre n'est pas effrayant comme sa couverture peut le laisser penser, il s'est révélé être un roman atmosphérique au charme étrange et inquiétant.



                               Jacob a toujours été fasciné par les histoires que son grand-père lui racontait, les histoires sur l'île fantastique de son enfance et les monstres horribles. Mais en grandissant, Jacob se détache de ces histoires auxquelles il ne croit plus. Son grand-père, lui, en parle toujours mais elles semblent désormais s'apparenter plutôt aux délires d'un vieillard sénile plutôt qu'à des histoires véridiques. Un jour, cependant, le grand-père de Jacob l'appelle, paniqué. Jacob croit à un délire paranoïaque mais lorsqu'il arrive chez son grand-père, ce dernier est grièvement blessé et succombera à ses blessures. Les adultes croient à une attaque de bêtes sauvages mais Jacob était sur les lieux et sait ce qu'il a vu : les monstres existent bel et bien. Cependant, personne ne le croit et Jacob va vite se persuader lui-même que ce qu'il a vu n'était qu'un vilain tour de son imagination. Pour s'en assurer, sur les conseils de son psychiatre, Jacob va se rendre à la fameuse île dont son grand-père lui a tant de fois parlé, il verra ainsi que les monstres et la magie n'existent pas et pourra passer à autre chose. En théorie.
                              La première chose qui frappe quand on lit Miss Peregrine et les enfants particuliers, c'est l'objet-livre qui est magnifique. Le design du livre est extrêmement bien soigné et contient des photographies qui viennent appuyer le récit du narrateur. Si j'ai adoré le concept du livre, j'ai parfois eu l'impression que l'intrigue s'appuyait trop sur les photos alors que l'inverse aurait été plus intéressant, selon moi. J'ai toutefois beaucoup apprécié ce roman. La plume de Ransom Riggs est très agréable, j'ai aimé ses descriptions, son humour et sa manière de nous immerger dans le quotidien des "Enfants particuliers". Le personnage principal, Jacob, ne m'a pas follement enthousiasmée et pour être honnête, je ne l'ai pas tellement apprécié même si paradoxalement, le point qui m'a le plus charmée dans cette lecture, a été la relation entre les personnages. En effet, les personnages secondaire sont très attachants et même si je m'y suis un peu perdue à cause des explications parfois un peu trop expéditives, j'ai fini par me familiariser avec eux et les ai beaucoup aimés.
                               L'intrigue est intéressante, bien ficelée, plutôt originale et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, j'ai même éclaté de rire à certains passages très drôles. Le thème de la guerre n'est abordé que superficiellement, ce que j'ai beaucoup apprécié car cela permet de se concentrer sur les Enfants particuliers, même si on peut voir à certains moments la façon dont la guerre les affecte. Si comme je l'ai dit plus haut, ce roman ne fait pas peur, il y a des passages un peu glauques et les photos étranges contribuent à donner au livre son charme particulier. J'ai beaucoup aimé ce premier tome même s'il ne m'a pas époustouflée. J'ai néanmoins hâte de retrouver les enfants particuliers pour qu'ils m'emmenèrent avec eux dans leurs prochaines aventures !

*PAL : pile à lire


Note sur Goodreads : 3,75/5



Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs publié chez Bayard Jeunesse. 2012. 432 pages.





At the Bottom by Brand New on Grooveshark

samedi 1 novembre 2014

“You think the dead we loved truly ever leave us? You think that we don't recall them more clearly in times of great trouble?”





Les gens qui me connaissent personnellement savent que mon histoire avec Harry Potter est un peu spéciale. Il y a presque 11 ans de cela, je suis tombée par hasard sur le film Harry Potter et la chambre des secrets à la télé. J'ai regardé ce film avec mon petit frère et après l'avoir fini, la seule chose qui m'importait, c'était de connaître la suite des aventures de Harry et ses amis. Alors, sans me soucier du fait que je n'avais pas lu les tomes précédents, j'ai emprunté à mon frère jumeau son exemplaire du Prisonnier d'Azkaban que j'ai lu en quelques heures. C'était le début d'une grande histoire. 



                    Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban est le troisième tome de la saga Harry Potter, comme vous devez le savoir. Comme le titre l'indique, l'intrigue suit les aventures de Harry Potter à Poudlard lors de sa troisième année, année où la récente fuite de Sirius Black de la prison des sorciers, Azkaban, inquiète l'entourage d'Harry et Harry lui-même lorsqu'il apprend que ce Sirius Black est en fait à sa poursuite. 
                     Comme je l'ai mentionné plus haut, ce roman a été un des livres les plus importants dans ma vie de lectrice et même si ce n'est pas mon préféré de la saga, il occupe une place très importante dans mon coeur. Pour moi, Azkaban, c'est comme une chaude et douce couverture. Chaude parce qu'en le lisant, c'est comme si vous sentiez que vous apparteniez au même monde que Harry, Ron et Hermione. Poudlard est votre maison et même si Sirius Black rôde pas très loin et qu'il menace votre sécurité, vous savez que tout ira bien. Et puis avec Dumbledore comme directeur, comment les choses pourraient-elles mal tourner ? Douce parce qu'Azkaban vous apprend ce que la vie a de magique. Très subtilement. Avec douceur.
                     Après, bien-sûr, tout s'effondrera quand le Seigneur des Ténèbres reviendra. Mais vous n'en êtes pas encore là. Vous avez treize ans et vous apprenez à confectionner de nouvelles potions sous l'oeil sévère de Severus Rogue. Vous éclatez de rire quand Percy Weasley bombe le torse pour se vanter de son insigne de préfet-en-chef nouvellement acquis, tout en rougissant quand sa petite-amie est dans les parages. Vous savourez des bonbons achetés à Honeydukes et par Merlin, qu'ils sont bons ! (si vous choisissez les bons, bien-sûrs car on est jamais à l'abri de mauvaises surprises !) Donc oui, des temps difficiles sont à l'approche mais à l'heure qu'il est, vous êtes jeunes et en sécurité tandis que vous célébrez la fin de l'innocence. Vous n'en avez pas encore conscience et c'est ça qui rend le tout plus beau.




Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban de J.K Rowling publié chez Folio Junior. 2002. 461 pages.